Le petit patrimoine regroupe les croix, les fontaines, les lavoirs, les abreuvoirs, les pigeonniers…
Ils constituent de précieux témoins des pratiques sociales, des croyances, du savoir-faire et des techniques liés à une architecture locale. La commune d’Yronde et Buron présente un petit patrimoine riche et relevant de plusieurs domaines : patrimoine cultuel (les croix), patrimoine domestique (les fours à pain, les lavoirs, les fontaines, les abreuvoirs, les puits), patrimoine agricole (le pigeonnier, le métier à ferrer, la cabane de carrier).
Mis à part sur certains fiefs, le four banal ne fut jamais une obligation. Seuls les seigneurs et les religieux avaient les moyens de construire et d’entretenir un four, si bien que les villageois devaient payer une redevance en argent ou en nature pour utiliser le four. Le four collectif était installé sur le couderc, espace commun au village. Chaque famille apportait la pâte à pain prête à être cuite. Ce petit bâtiment se compose de deux parties : le four ou foyer construit en coupole, et le fournil qui est la pièce qui précède le four. Généralement une banquette en pierre servait à poser les paillas (panier torsadés contenant la pâte).
Il s’agit d’un four collectif, élevé par la volonté des habitants, permettant à chaque famille d’apporter au fournil la pâte à pain prête à cuire. Ce bâtiment à peu près rectangulaire et assez bas comporte en une de ses extrémités une abside. Cette construction se compose d’une pièce, le fournil, éclairé par une petite ouverture. Le four proprement dit prend la forme d’une abside.
Le four de BURON a été entièrement restauré par le Compagnon François sous la houlette de son Maître de stage Olivier Fouilhoux durant l’été 2013.
Le lavoir est construit en pierre. Le bassin du lavoir peut être circulaire ou rectangulaire. De faible hauteur, il oblige les lavandières à s’agenouiller, c’est pourquoi certains ont été construits à hauteur d’appui permettant aux lavandières de se tenir debout. Les abords sont généralement pavés afin d’éviter qu’ils ne deviennent boueux. Le lavoir peut être à ciel ouvert ou couvert d’un appentis.
Au milieu du bassin circulaire se dresse une colonne surmontée d’un chapiteau qui distribue l’eau par des lancières métalliques. D’autres fontaines sont alimentées par une pompe à volant métallique qui puise l’eau dans le puits attenant, comme à Yronde, Place de la Fontaine en dessous de l’église
Lié aux zones d’élevage, il est de forme généralement rectangulaire taillé dans un monolithe de pierre ou assemblé en pierres de taille.
Les puits représentent la solution la plus commode d’alimentation et de réserve en eau. Traditionnellement, le sourcier déterminait l’emplacement du puits ainsi que sa profondeur (par rapport à la nappe phréatique). Le puits peut être couvert soit d’un simple encorbellement de pierres plates ou de dalles plates, soit par une simple toiture. Il est fermé par une porte pleine ou à claire voie.
Le puits couvert mais situé à même le sol. Seul le dispositif de levage émerge.
La coutume en Auvergne au XVIIe siècle précise que chacun peut construire un pigeonnier "en la forme qu’il juge à propos". La possession d’un pigeonnier était l’assurance de se procurer une partie de l’année de la viande au goût agréable et un engrais actif, la colombine. Au Moyen-âge et jusqu’à la Renaissance, la possession d’un colombier était l’apanage de la noblesse, car facilement transformable en tour guerrière. A la Révolution, le privilège du droit de colombier fut aboli. Traditionnellement, les pigeonniers étaient recouverts de fresques. Peinture paysanne naïve elles relevaient d’une véritable école de peinture populaire.
Sur le territoire communal, deux types de pigeonniers existent :
Il s’agit d’une construction destinée à attacher et soulever les animaux afin de les soigner et de les ferrer. Constitué de quatre piliers en bois enfoncés dans le sol, entretoisés en haut et en bas. Généralement en bois, il peut être en pierre ou en fer pour les plus récents. L’édifice est protégé par un toit à deux versants couverts de tuiles plates, canal, ou lauzes, chaume ou bois.
Construites par les carriers, elles sont élevées à l’aide de pierres ramassées dans les champs. Elle se présente comme un amoncellement sphérique de pierres empilées. Seul le côté de l’entrée présente une face plus plane.